8/07/2008

NONOBSTANT


Et nous on est là à fixer sur l'odeur d'une nuit , d'une seule . Sur un poignet , une nuque , une mèche de cheveux . Et pendant des années ça brûle chaque fois qu'on y pense . Puis ça s'estompe , ensuite , à force , mais pour revenir encore plus fort , plus clair , d'une autre manière , comme une maladie qui s'appellerait la vie .

L'air Exsangue


Comme quoi , avec le temps , les gens changent parfois au point d'avoir tout perdu de leur charisme . Ou peut-être on se dit qu'ils n'en ont jamais eu .


Voilà . C'est comme les anges qui se cassent la gueule . Qui perdent leur grâce et finissent dans le caniveau . Des coquilles vides . Imprégnés de l'odeur de ces endroits où on perd son innocence et qui reste collée à la peau . Salis à tout jamais .